...

" La fêlure par laquelle la tristesse se faufile,
c'est celle par laquelle vous aurez laissé entrer le monde des apparences et des futilités..."

Hélène GRIMAUD
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 15:47

Je reviens te chercher...

" Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer,
car vous ne savez jamais combien de temps il vous reste au compteur.
Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai.
Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi l
e point de non-retour, mais il est alors trop tard..."

" Je pense que le destin n'existe pas.
Je pense que l'on doit assumer l'entière responsabilité
de ce qui nous arrive, mais je pense aussi que chaque indidivu
porte en lui une aptitude aqu bonheur qu'il a intérêt à cultiver..."
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 15:42

Modifié le lundi 28 juillet 2008 04:53

"Je reviens te chercher" Guillaume Musso

" C'est tellement étrange cette trêve,
cette mise entre parenthèses des rancoeurs, ce sentiment de "refaire famille".
Pendant ces quelques heures, l'acrimonie née de la séparation s'efface.
Il y a juste deux parents qui donneraient n'importe quoi
pour que leur fille soit vivante et deux frères qui crèvent d'angoisse pour leur soeur.
Pourquoi faut-il toujours attendre
les enterrements, les accidents, l'annonce des maladies incurables
pour éteindre les guerres?
"
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 15:31

Modifié le lundi 28 juillet 2008 04:52

Toujours Marc Levy...

" Parfois, entre deux frères, la complicité est bien plus forte que tous les interdits du monde..."

" Peur et faim, un cocktail terrible dans le ventre..."

"Si les balles allemandes ou miliciennes ne nous avaient pas encore atteints, la solitude, elle, nous tuait à petit feu. Nous n'avions pas tous la vingtaine, à peine davantage pour les plus âgés d'entre nous, alors à défaut de remplir nos ventres, la présence des copains nous remplissait le coeur..."

"Mon frère a raison de sourire. Ce n'est pas la nuit du 14 Juillet, ni celle de la Saint-Jean. Nous sommes le 10 octobre 1943, mais demain, il manquera douze locos aux Allemands, c'est le plus beau des feux d'artifice auquel nous pouvions assiter..."

"Ce soir, je ne reviendrai pas, ne cesse-t-il de répéter, mais ce soir, les miliciens non plus ne rentreront pas chez eux. Alors, des tas de gens que nous ne connaissons pas auront gagné quelques mois de vie, quelques mois d'espoir, le temps que d'autres chiens viennent repeupler les terriers de la haine..."

" Au cinquième étage d'un immeuble, à Toulouse, une filette de dix ans regarde sa maman qui s'en va pour toujours. Elle sait bien qu'elle ne reviendra pas, son père le lui a dit ; les juifs qu'on emmène ne reviennent jamais, c'est pour cela qu'il ne fallait jamais se tromper quand elle donnait son nouveau nom..."

"Elle voudrait lui dire qu'elle l'aime et qu'elle l'aimera toujours, que de toutes les mamans elle était la meilleure du monde, qu'elle n'en aura pas d'autre. Parler est interdit, alors elle pense de toutes ses forces que tant d'amour doit forcément pouvoir traverser une vitre. Elle se dit que, dans la rue, sa maman entend les mots qu'elle murmure entre ses lèvres, même si elle les serre si fort..."

"Charles invente une histoire, une histoire où il n'y a pas d'enfants qui se battent pour la liberté, une histoire sans copains, sans personne à balancer..."

"C'est vraiment idiot, sur la lettre que m'avait écrite mon petit frère figurait mon adresse. Il lui aura juste manqué quelques morceaux de charbon pour la brûler. La vie ne tient qu'à ça..."

"Impossible de s'accoutumer aux barreaux de la prison, impossible de ne pas sursauter au bruit desportes qui se ferment sur les cellules, impossible d'endurer les tours de garde des matons. Tout cela est impossbile, quand on est épris de liberté. Comment trouver un sens à notre présence entre ces murs? Nous avons été arrêtés par des policiers français, nous comparaîtrons bientôt devant une cour martiale, et ceux qui nous fusilleront dans la cour, juste après, seront français eux aussi. S'il y a un sens à tout cela, alors je n'arrive pas à le trouver du fond de ma geôle..."

"C'est en le regardant muré dans son désespoir, ici même, au milieu de cet univers sordide, que j'ai pourtant vu l'une des plus justes beautés de notre monde : un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime..."

"Ici, nous sommes au fond du monde, dans un espace obscur et exigu ; un territoire où seule la maladie règne en maître. Mais au milieu de ce terrier infâme, au plus noir de l'abîme, réside encore une infime parcelle de lumière, elle est comme un murmure. Les Espagnols qui occupent les cellules voisines l'appellent parfois le soir en la chantant, ils l'ont baptisée Esperanza..."

# Posté le lundi 21 avril 2008 04:37

Les enfants de la liberté....Marc Levy...

" Il y avait dans ses yeux une urgence que je mettrais des années à comprendre, mais il me suffit aujourd'hui encore de fermer les miens en pensant à lui, pour que son dernier visage me revienne, intact..."

"Je me doute bien que ma pensée est confuse, que les mots se bousculent dans ma tête, mais à partir de ce lundi midi et pendant deux ans, sans cesse mon coeur va battre dans ma poitrine au rythme que lui impose la peur..."

"Mais la liberté y était toute relative.Chaque jour voyait paraître son lot de décrets, acuulant à la précarité deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers qui vivaient en France dépourvus désormais de droits : celui d'exercer leur métier, d'aller à l'école, de circuler librement et bientôt, très bientôt, celui d'exister tout simplement..."

"Ils avaient été les premiers témoins de toutes les haines, de toutes les intolérances, de cette pandémie qui infestait l'Europe avec son terrible cortège de morts et de misère..."

"Autour de moi tout s'est évanoui, on a volé ma vie, simplement parce que je suis juif et que cela suffit à des tas de gens pour me vouloir mort..."

"Des femmes qui n'avaient pas oublié que, métèque ou pas, un enfant c'est sacré..."

"Tu vois dans cette France triste, il y avait non seulement des concierges et des logeuses formidables, mais aussi des mères généreuses, des voyageurs épatants, des gens anonymes qui résistaient à leur manière, des gens anonymes qui refusaient de faire comme le voisin, des gens anonymes qui dérogeaient aux règles puisqu'elles étaient indignes..."

"Finalement, se sentir anonyme auprès des gens qui vous côtoient est une souffrance bien plus importante qu'on ne le suppose, c'est comme si on était invisible..."

"Au contraire de ceux qui dénonçaient, de ceux qui arrêtaient, ceux qui torturaient, déportaient, ceux qui condamnaient, qui fusillaient, ceux qui, libres de toute entrave, la conscience drapée dans la toge d'un prétendu devoir, assouvissaient leur haine raciste, au contraire de tous ceux-là, si nous étions prêts à nous salir les mains, elles resteraient propres..."

" Ce n'est pas la voix de Charles qui me rassure, c'est ce qu'il me raconte.Il y a dans son histoire une parcelle d'espoir qui donne un sens à ma vie. Moi aussi je veux apprivoiser cette chance à laquelle il veut croire. Combien d'autres auraont renonçé? Mais même au pied d'un mur, Charles ne s'avouerait pas prisonnier. Il prendrait juste le temps de réfléchir à la façon de le contourner..."
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# Posté le lundi 21 avril 2008 04:13